Nous, Groupe d’Action des Centres Extra Hospitaliers Pratiquant l'Avortement, offrons aux femmes, comme vous le savez, un accès gratuit, anonyme et personnalisé à la pilule du lendemain et ce, depuis des années. 

Tout comme l'avortement, nous n'avons pas attendu qu'un cadre légal existe pour soutenir les femmes dans leurs droits sexuels et reproductifs, pierres angulaires de leur autonomie.

Le fait que vous décidiez de ne pas légaliser cette pratique ne changera rien. Nous continuerons à soutenir les femmes et à répondre au mieux à leurs demandes et besoins. Votre majorité met en péril ce service aux femmes en difficulté qui ne bénéficiant plus de l’anonymat ni de la gratuité pourraient rencontrer d’autant plus de difficultés à se la procurer.

Vu le tabou autour de cette contraception d’urgence et par manque de moyens financiers, elles auront plus de difficultés à se procurer la pilule du lendemain. Son statut de contraception d’urgence devrait permettre sa distribution par les centres de planning familial.

L’hypocrisie et le paternalisme de votre décision ne font que renforcer notre certitude de faire le bon choix en luttant au quotidien pour le droit fondamental de chaque femme à disposer de son corps.

Nous ne nous plierons pas à cette décision et profitons de cette occasion pour répéter notre demande de sortie de l’Interruption Volontaire de Grossesse du Code pénal.